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STÉPHANE TROIS CARRÉS

Alors qu'il est étudiant à l'École nationale supérieure des Arts Décoratifs à Paris, il fonde au tout début des années 1980 le collectif Les Frères Ripoulin avec, notamment, Pierre Huyghe et Claude Closky.

Pour mettre en évidence la dualité de la peinture, désormais tiraillée entre objet plastique et image numérique, Stéphane Trois Carrés alterne différentes techniques : il prend une photo d'une peinture très sommaire qu'il a réalisée, photo à laquelle il fait subir un traitement numérique. Il imprime la photo sur un support sur lequel il dessine ou peint, produisant ainsi un résultat mi-analogique et mi-numérique qu'il continue à retravailler avec le même procédé. À l'inverse des artistes post-modernes comme Sherrie Levine qui s'appropriaient les œuvres d'autrui, il s'approprie son propre travail, procédant couche par couche, et effectuant des mises en abyme. Ce faisant, il superpose des éléments réalisés à des moments différents – la réalisation d'une œuvre pouvant s'étaler sur une année ou deux. Ce procédé additif lui permet de donner un effet de profondeur bien plus marqué qu'un tableau réalisé d'un seul trait. Comment construire un univers qui ne s'effondre pas en deux jours, par exemple, nous projette dans un plan lointain vertigineux, qui fait appel à la perspective, en évoquant une image virtuelle en 3D.

Cependant, Stéphane Trois Carrés propose une autre lecture de son œuvre, non plus d'ordre esthétique ou artistique mais mathématique. Il invoque Alan Turing, selon lequel tout objet peut être discrétisé ou numérisé, et donc exprimé en éléments d'information, pour expliquer pourquoi et comment son travail va de la peinture, pratique analogique, au numérique, tout en opérant un va-et-vient entre les deux. Sa relation avec les mathématiques se poursuit au niveau des lignes et des formes aux couleurs intenses disséminées sur les surfaces de ses tableaux. Ces formes s'inspirent du travail du mathématicien René Thom, de ses sept catastrophes élémentaires, comme « le pli » ou « la queue d'aronde ». Le résultat, pour des non-initiés, évoque le graffiti, ou les peintures à couches multiples de peintres contemporains comme André Butzer ou Albert Oehlen.