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Antoine Casals dans "Artist Up" Antoine Casals Inside

Antoine Casals sculpteur de papier : le Paper Art à l'honneur !

Antoine Casals est un artiste plasticien au travail minutieux et épuré.  Avec la finesse d'un maquettiste, Antoine sculpte le papier : "C'est une matière alliant noblesse et simplicité et qui offre des possibilités artistiques infinies".
Tantôt colorées, tantôt sobres et élégantes, ses oeuvres sont des constructions légères, précises et géométriques.
L'artiste joue avec la perspective et les lignes... nos yeux sont ensorcelés par celui qui se surnommait The Wizard. Selon Antoine Casals, son travail peut même "s'apparenter à une ville imaginaire où l'œil est invité à se balader de rue en rue". Le travail de superposition est rigoureux, le résultat est bluffant. Nous avons eu un coup de coeur pour ce Paper Artist... nous vous invitons à le découvrir dans cette interview !

Vous vous surnommez The Wizard depuis vos débuts en 2004.
Racontez-nous votre parcours... Quel a été l'élément déclencheur ? Souvenez-vous de vos première créations ?
J’ai toujours beaucoup dessiné et pratiqué le collage sur les murs de ma chambre. La découverte du site ekosystem.org et du mouvement street art ont naturellement conduit mes pas dans la rue pour y faire mes premières armes. En 2004, j’y collais des affiches mettant en situation des créatures à mi-chemin entre l’humain et l’animal, inspirées des caricatures du dessinateur Chaval. J’ai aimé ce processus de création fait d’errances et de repérages urbains où la spécificité du lieu était le point de départ de l’œuvre. Il est totalement à l’opposé de mon processus créatif actuel et me manque au point que je projette d’intervenir à nouveau en milieu urbain avec cette fois du bois de récupération.

Pourquoi avez-vous choisi ce pseudonyme ? Votre travail relève-t-il de la magie ?J'ai volontairement utilisé un pseudonyme long pour me démarquer des graffeurs qui utilisaient un pseudo court. Aujourd’hui, je n’en ressens plus l’utilité et mon travail s’apparente plus à la rigueur et à la patience qu’à la magie. Je l’ai abandonné en 2015 pour créer sous mon nom Antoine Casals.

Vous utilisez des matériaux et supports très diversifiés, pour autant le papier reste au cœur de vos travaux. Comment travaillez-vous ce matériau à la fois complexe et aux possibilités (quasi) infinies ?
Le papier est effectivement mon médium principal de création de ces sept dernières années. C'est une matière alliant noblesse et simplicité et qui offre des possibilités artistiques infinies. Le papier n'est pas, à mon sens, suffisamment valorisé dans les arts plastiques aujourd’hui alors qu’il est utilisé depuis des siècles, comme dans l'origami japonais. Grâce au travail de nombreux artistes, le "Paper Art" a fait son entrée dans les galeries et commence à être reconnu.

Quels autres supports et médiums utilisez-vous et comment s'inscrivent-ils dans votre processus créatif ? 
Mon processus de création est entièrement manuel, de la conception du tableau au montage. Mon outil principal est le scalpel x-aco permettant un travail de coupe très précis. Je sens que je suis arrivé à la fin d’un cycle avec le papier. J’explore à présent d'autres matériaux et je pense utiliser des machines dans mes créations futures avec le bois, le dibon, le fer.

Vous aimez travailler les volumes, certaines de vos œuvres peuvent s’apparenter à un travail d’architecte. Pouvez nous parler de votre mode opératoire et plus particulièrement des superpositions et de la 3D ?
Mon travail peut avoir des similitudes avec le travail d'architecte. D'un point de vue matériel, le carton plume que j'utilise pour mes superpositions est également utilisé pour la fabrication des maquettes des architectes et d'un point de vue graphique, il peut s'apparenter à une ville imaginaire où l'œil est invité à se balader de rue en rue. J'insère du carton plume entre chaque feuille de papier pour donner un côté aérien et léger à mes œuvres. Le papier et l'homme ont en commun la fragilité et la force. Ce travail de superposition symbolise les différentes périodes de la vie d'un homme, son parcours.

L’abstrait « vous permet d’aborder des thèmes existentiels » de manière moins frontale…Quelles réactions, réflexions cherchez-vous à provoquer ? L’abstraction est venue naturellement avec l’utilisation des formes géométriques. Elle ne correspond ni à une décision ni une nouvelle méthode de travail plutôt une autre façon de voir la réalité. J’ai simplement limité les paramètres en jeu, passant de personnages à des figures géométriques puis au monochrome. Les thèmes sont les mêmes mais le message est minimaliste, presque invisible.
Je ne cherche pas à provoquer de réactions particulières ni à combler l’espace entre l’œuvre à laquelle je travaille et son futur spectateur mais plutôt, dans la mouvance de l’optical art, à lui proposer de nouvelles perceptions, de nouvelles sollicitations visuelles.

Vous avez participé à l’exposition collective « French connections » à Paris. Comment avez-vous vécu cette expérience collective et en avez-vous eu d'autres ?
L'exposition collective "French connections" organisée par la galerie Speerstra, a été l'occasion pour moi de présenter mon travail au public parisien et d'échanger sur mes pratiques avec les artistes participant à cette expérience collective.
"French Connections" est une exposition itinérante qui est actuellement à la galerie Slika à Lyon puis à partir du 21 mai en Suisse à la galerie Speerstra à Bursins 

Avez-vous de futurs projets de collaboration ? Quelles sont vos actualités et envies futures ?
J’ai beaucoup de projets, des collaborations avec d'autres artistes, un travail sur la création d’objets, notamment une lampe avec un designer, ainsi que le lancement de ma première sculpture.
En ce qui concerne mon actualité, j'expose jusqu’à la fin mai à Paris au salon de coiffure "Messieurs, dames" dans le cadre du festival "nomad", organisé par la mairie du troisième arrondissement, je participe également au festival "K-live" à Sète en juin avec une grande installation en extérieur, c’est un nouveau challenge pour moi et je peaufine le thème de mes prochaines expos qui verront le jour au début de 2017.

© Claire Delacôte

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